Hong Kong arrête 21 personnes pour corruption dans des projets de rénovation d’immeubles
Hong Kong arrête 21 personnes pour corruption dans des projets de rénovation d’immeubles

Les autorités de Hong Kong ont annoncé l’arrestation de 21 personnes soupçonnées de corruption dans le cadre de travaux de rénovation menés dans deux complexes résidentiels, dans un contexte de durcissement de la lutte contre les pratiques frauduleuses dans le secteur du bâtiment.

La Commission indépendante contre la corruption (ICAC) a indiqué vendredi avoir mené une opération ciblant un réseau lié à une triade, impliqué dans l’attribution et la gestion de contrats de rénovation. Parmi les personnes interpellées figurent des intermédiaires, des consultants de projets, des entrepreneurs ainsi que des membres des syndicats de copropriétaires des deux ensembles immobiliers concernés.

Selon l’ICAC, dans l’un des complexes, un entrepreneur aurait versé des pots-de-vin à un consultant de projet et à certains représentants des propriétaires afin d’obtenir un contrat d’une valeur de 33 millions de dollars hongkongais, soit environ 4,24 millions de dollars américains. Les enquêteurs soupçonnent également des manipulations dans les procédures d’appels d’offres.

Cette vaste opération intervient quelques semaines après un incendie majeur survenu fin novembre dans le district de Tai Po, qui a ravagé sept tours résidentielles et fait plus de 160 morts. Ce drame a mis en lumière les failles en matière de sécurité et de contrôle dans le secteur de la construction et de la rénovation à Hong Kong.

À la suite de l’incendie, le chef de l’exécutif de Hong Kong, John Lee, a mis en place un comité indépendant chargé d’enquêter à la fois sur les causes du sinistre et sur d’éventuelles pratiques de corruption ou de truquage des marchés dans les projets de rénovation d’immeubles anciens.

Les autorités ont affirmé que l’enquête se poursuivait et n’ont pas exclu de nouvelles arrestations, soulignant leur détermination à assainir le secteur de la construction et à restaurer la confiance du public après l’une des pires tragédies urbaines qu’ait connues le territoire ces dernières années.

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