L’impact économique d’un conflit au Moyen-Orient dépendra largement de sa durée, de l’ampleur des destructions et de l’évolution des prix de l’énergie, a déclaré un responsable du Fonds monétaire international (FMI). L’institution suit de près les conséquences potentielles des frappes menées contre l’Iran et des tensions qui en découlent dans la région.
Selon ce responsable, le FMI analyse actuellement plusieurs facteurs clés, notamment les dommages directs aux infrastructures, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et l’évolution des marchés de l’énergie. Ces éléments pourraient déterminer l’ampleur des répercussions sur l’économie mondiale.
Une hausse prolongée des prix de l’énergie constituerait l’un des principaux risques. Elle pourrait notamment perturber les anticipations d’inflation et compliquer la tâche des banques centrales, déjà confrontées à des pressions inflationnistes dans de nombreuses économies.
Malgré ces incertitudes, le FMI estime que les perspectives de croissance mondiale restent solides pour l’horizon 2026. Toutefois, l’institution souligne qu’il est encore trop tôt pour évaluer précisément l’impact économique du conflit sur la croissance mondiale.
Les marchés financiers suivent attentivement l’évolution de la situation au Moyen-Orient, en particulier autour du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante des exportations mondiales de pétrole et de gaz. Toute perturbation prolongée de ce passage stratégique pourrait accentuer les tensions sur les marchés de l’énergie et peser sur l’économie mondiale.