Les États-Unis peinent à obtenir des engagements financiers pour leur plan de reconstruction de Gaza, alors que des donateurs potentiels hésitent face au risque d’une reprise des hostilités et à l’absence de progrès sur le désarmement du Hamas, selon des sources diplomatiques et gouvernementales.
D’après ces sources, plusieurs bailleurs ont suspendu ou retardé leurs contributions par crainte que les violences ne reprennent et que les fonds ne soient détournés ou compromis par l’instabilité persistante. Les efforts visant à réduire les capacités militaires du Hamas seraient actuellement au point mort, alimentant les doutes sur la viabilité à long terme du plan proposé par États-Unis.
Des diplomates insistent par ailleurs pour que la gestion des fonds destinés à Gaza soit confiée à Organisation des Nations unies, plutôt qu’à un conseil d’administration ad hoc. Selon eux, un cadre onusien offrirait davantage de garanties en matière de transparence, de supervision et de neutralité, condition jugée essentielle pour convaincre les donateurs.
À ce stade, aucun engagement financier majeur n’a été annoncé. Les pays du Golfe comme les partenaires occidentaux se montrent prudents, estimant que l’absence d’accord politique solide et de mécanismes de sécurité crédibles expose toute initiative de reconstruction à un risque élevé d’échec.
La situation humanitaire à Gaza reste pourtant critique, avec des destructions massives et des besoins urgents en infrastructures, logements et services de base. Les dégâts sont visibles jusqu’à la frontière sud d’Israël, rappelant l’ampleur du conflit récent.
En l’absence de garanties sur la sécurité et la gouvernance des fonds, les discussions se poursuivent sans avancée décisive. Pour les observateurs, la réticence des donateurs souligne le lien étroit entre reconstruction, désarmement et règlement politique, sans lesquels le plan américain risque de rester lettre morte.