Un ressortissant vénézuélien a engagé des poursuites contre le gouvernement américain, affirmant avoir été expulsé à tort vers une prison au Salvador en violation d’une décision de justice.
Neiyerver Adrián Leon Rengel, coiffeur installé au Texas, réclame au moins 1,3 million de dollars de dommages et intérêts pour détention arbitraire et négligence, selon une plainte déposée devant un tribunal fédéral de Washington.
Il affirme avoir été arrêté en mars 2025 par des agents de l’immigration américaine, accusé à tort d’appartenir au gang vénézuélien Tren de Aragua, en raison de ses tatouages.
Selon la plainte, cette identification erronée aurait conduit à son expulsion vers une prison salvadorienne réputée pour ses conditions de détention particulièrement dures.
Son avocat dénonce une violation grave de l’État de droit, accusant les autorités américaines d’avoir ignoré une décision judiciaire et d’avoir exposé son client à des traitements inhumains.
Rengel affirme avoir passé plusieurs mois dans des conditions extrêmement difficiles avant de pouvoir contester sa situation.
Cette affaire pourrait relancer le débat sur les politiques migratoires américaines et les pratiques d’expulsion, notamment en ce qui concerne l’identification des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations criminelles.
Elle soulève également des questions sur le respect des garanties judiciaires dans les procédures d’éloignement et sur la responsabilité des autorités en cas d’erreur.
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