Marion Bowman, 44 ans, a été exécuté vendredi soir dans une prison de Columbia, en Caroline du Sud, marquant la première exécution aux États-Unis en 2025, et donc sous la nouvelle ère Donald Trump. Condamné en 2002 pour le meurtre en 2001 de Kandee Martin, une amie d’enfance de 21 ans, Bowman a toujours clamé son innocence. Il a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la victime et lui avoir vendu de la drogue, mais a nié toute implication dans son meurtre.
Le procès de Bowman s’est principalement appuyé sur des témoignages d’amis et de membres de la famille de la victime, qui ont bénéficié d’accords en échange de leurs dépositions. Aucune preuve médico-légale ne le liait directement à la scène du crime. Ses avocats ont fait valoir que son conseil de l’époque avait fait preuve de préjugés raciaux et n’avait pas préparé une défense adéquate.
Malgré plusieurs appels, y compris une contestation de l’efficacité de son avocat et des allégations de preuves dissimulées, la Cour suprême des États-Unis a rejeté ses recours. Bowman a également refusé de demander la clémence au gouverneur, affirmant qu’il ne voulait pas passer le reste de sa vie en prison pour un crime qu’il n’avait pas commis.
Son exécution par injection létale a eu lieu après une pause de 13 ans dans les exécutions en Caroline du Sud, en raison d’une pénurie de drogues nécessaires. Depuis la reprise des exécutions, l’État a exécuté trois détenus, dont Bowman, tous Afro-Américains. La méthode utilisée impliquait du pentobarbital produit par une pharmacie dont l’identité est protégée par une loi de l’État.
Dans ses derniers mots, Bowman a maintenu son innocence et a exprimé l’espoir que sa mort apporterait la paix à la famille de Martin.