Plus de 100 universités et collèges américains, dont les prestigieuses universités Princeton et Brown, ont publié ce mardi une lettre commune condamnant « l’ingérence politique » du président Donald Trump dans le système éducatif, selon l’Agence France-Presse (AFP).
Dans la lettre, on peut lire :
« Nous nous exprimons d’une seule voix pour dénoncer les abus de pouvoir sans précédent du gouvernement et l’ingérence politique qui menacent l’enseignement supérieur américain. »
Les protestations étudiantes ont débuté le 17 avril 2024 sur le campus de l’université de Columbia, à New York, où une coalition regroupant plus de 120 organisations étudiantes et des membres du corps professoral a organisé un sit-in permanent dans l’une des cours de l’université.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a adopté une ligne dure face au mouvement étudiant solidaire de la Palestine dans les universités américaines. Son administration considère ce mouvement comme une menace pour la sécurité des établissements et l’assimile à ce qu’elle appelle « l’antisémitisme », notamment face à la montée des protestations contre la guerre à Gaza.
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Trump a déclaré que les étudiants impliqués dans ces manifestations seraient soit définitivement expulsés, soit arrêtés, « selon la nature de l’infraction commise », affirmant qu’il ne tolérerait aucun soutien explicite au terrorisme sous couvert d’activisme étudiant.
Le 8 mars dernier, les autorités américaines ont procédé à l’arrestation du militant palestinien Mahmoud Khalil, l’un des principaux leaders des manifestations étudiantes à Columbia en 2024, après plusieurs mois de mobilisation contre ce qu’il a qualifié de génocide à Gaza.