Des images révèlent des militants de l’État islamique circulant librement sur le tarmac lors de l’attaque de l’aéroport de Niamey (AP)
Des images révèlent des militants de l’État islamique circulant librement sur le tarmac lors de l’attaque de l’aéroport de Niamey (AP)

Des images diffusées par un organisme de surveillance des activités djihadistes montrent des combattants de l’État islamique armés circulant librement sur le tarmac de l’aéroport international de Niamey, au Niger, lors de l’attaque menée la semaine dernière contre la principale plateforme aérienne du pays.

Sur ces images, les assaillants apparaissent à pied ou à moto, tirant en l’air à proximité d’avions de ligne stationnés et de hangars, avant de déclencher une explosion près d’un drone et d’un hélicoptère, ensuite montrés en flammes. L’attaque, revendiquée par la branche ouest-africaine de l’État islamique, a ravivé les inquiétudes internationales sur la situation sécuritaire au Niger.

À la suite de ces événements, les autorités américaines ont ordonné le départ du personnel gouvernemental non essentiel et de leurs familles, évoquant des risques accrus pour leur sécurité. L’attaque a également exacerbé les tensions diplomatiques régionales après que le chef militaire nigérien, Abdourahamane Tiani, a accusé le Bénin, la Côte d’Ivoire et la France d’avoir commandité l’opération, sans fournir de preuves. Ces accusations ont été fermement démenties par les pays concernés.

Selon des analystes, la langue parlée par les militants dans la vidéo pourrait indiquer l’implication de combattants expérimentés issus de groupes opérant dans le bassin du lac Tchad. Les autorités nigériennes ont affirmé avoir tué une vingtaine d’assaillants et en avoir blessé plusieurs autres, tandis que des compagnies aériennes ont signalé des dégâts matériels mineurs sur certains appareils, sans faire état de blessés.

Le Niger, comme ses voisins sahéliens le Mali et le Burkina Faso, peine depuis des années à endiguer les violences menées par des groupes armés affiliés à l’État islamique et à Al-Qaïda, un conflit qui a déjà causé des milliers de morts et déplacé des millions de civils.

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