Quatre ressortissants espagnols et un militant vénézuélien-espagnol des droits humains sont arrivés à Madrid vendredi, au lendemain de leur libération de prison au Venezuela. Leur retour intervient dans un contexte diplomatique tendu, marqué par de récents bouleversements politiques à Caracas.
Parmi les personnes libérées figure Rocío San Miguel, avocate et experte en sécurité, arrêtée en février 2024 à l’aéroport de Maiquetía, près de Caracas. Sa détention avait suscité de vives inquiétudes parmi les organisations de défense des droits humains, qui réclamaient sa libération depuis des mois.
Deux autres Espagnols, Andrés Martínez Adasme et José María Basoa, originaires du Pays basque, avaient été arrêtés en septembre 2024. Les autorités vénézuéliennes les accusaient d’être liés aux services de renseignement espagnols et d’avoir participé à un complot visant le président vénézuélien de l’époque, Nicolás Maduro, des accusations rejetées par Madrid. Les deux autres personnes libérées ont été identifiées comme Ernesto Gorbe et Miguel Moreno.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a salué leur arrivée, évoquant « un jour heureux » et exprimant l’espoir d’un retour rapide à une vie normale pour les anciens détenus. L’Espagne a qualifié ces libérations de « mesure positive ».
Ces remises en liberté surviennent après la capture de Maduro par les États-Unis, une opération qui, selon Washington, a conduit les autorités vénézuéliennes à libérer certains prisonniers dans une démarche présentée comme un geste d’apaisement. Des organisations locales de défense des droits humains restent toutefois prudentes, affirmant qu’aucune libération massive et généralisée n’a encore été confirmée sur le terrain.
Si Madrid voit dans ces libérations un signal encourageant, le contexte politique au Venezuela demeure incertain, et les observateurs estiment que l’évolution de la situation dépendra de la capacité des autorités à engager des mesures durables en faveur des droits fondamentaux et de l’état de droit.