Le directeur adjoint du FBI, Dan Bongino, a annoncé qu’il quitterait ses fonctions le mois prochain, mettant fin à un passage bref et parfois mouvementé au sommet de la police fédérale américaine. L’annonce a été faite mercredi sur les réseaux sociaux par l’intéressé, confirmant son départ de l’un des postes les plus sensibles de l’appareil sécuritaire des États-Unis.
Cette décision est intervenue quelques heures après des déclarations publiques du président Donald Trump, qui a estimé que Bongino souhaitait probablement « retourner à son émission ». Avant son entrée au FBI, Dan Bongino animait en effet un podcast d’extrême droite très populaire, qui lui avait assuré une large audience et une forte visibilité politique.
« Dan a fait un excellent travail. Je pense qu’il veut retourner à son émission », a déclaré Donald Trump devant des journalistes, saluant l’action de celui qui était devenu le deuxième plus haut responsable du FBI. Bongino n’a pas donné de raisons détaillées à son départ, se contentant d’indiquer qu’il quitterait ses fonctions dans les semaines à venir.
Ancien policier de New York et ex-agent des services secrets, Bongino avait constitué un choix inattendu pour ce poste traditionnellement réservé à des agents de carrière ayant gravi les échelons au sein du Bureau. Sa nomination avait suscité de vives critiques, notamment de la part de l’Association des agents du FBI, qui représente environ 14 000 agents, en majorité en activité.
Son passage au FBI a également été marqué par des controverses liées à ses prises de position passées, notamment la diffusion de théories du complot, qui ont continué à peser sur son image durant son mandat. Bongino avait notamment été contraint de revenir sur certaines de ses affirmations après l’arrestation d’un suspect dans une affaire d’engin explosif artisanal, illustrant les tensions persistantes autour de son profil et de son rôle au sein de l’agence.