Le ministre des Affaires étrangères de Cuba, Bruno Rodríguez Parrilla, s’est entretenu par téléphone avec ses homologues de Chine et de Russie, quelques jours après des déclarations du président des États-Unis, Donald Trump, évoquant la situation de l’île.
Selon les autorités cubaines et russes, ces échanges diplomatiques ont porté sur les tensions croissantes entre La Havane et Washington. Donald Trump a récemment affirmé que Cuba se trouvait dans une « situation grave », indiquant que le secrétaire d’État américain Marco Rubio examinait la question, évoquant même la possibilité d’une « prise de contrôle amicale ».
La Russie a réaffirmé son soutien à Cuba face aux pressions américaines. Dans un communiqué, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dénoncé ce qu’il a qualifié de pressions économiques et politiques inacceptables exercées par Washington contre l’île caribéenne.
Moscou a également affirmé soutenir « le peuple cubain frère dans la défense de sa souveraineté et de son droit à choisir sa propre voie de développement ». La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a pour sa part condamné ce qu’elle a décrit comme des menaces et un chantage de la part de l’administration américaine.
Ces échanges interviennent dans un contexte économique difficile pour Cuba, confrontée à des coupures d’électricité et à des pénuries de carburant, aggravées par l’embargo pétrolier imposé par les États-Unis.
Le mois dernier, Bruno Rodríguez s’était déjà rendu à Moscou où il avait rencontré le président russe Vladimir Poutine. À cette occasion, le dirigeant russe avait dénoncé les sanctions américaines contre Cuba, qu’il avait qualifiées d’« inacceptables ».