Crise avec l’Iran : Starmer refuse d’entraîner le Royaume-Uni dans une guerre mais propose une action sur le détroit d’Ormuz
Crise avec l’Iran : Starmer refuse d’entraîner le Royaume-Uni dans une guerre mais propose une action sur le détroit d’Ormuz

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a affirmé lundi que le Royaume-Uni ne serait pas entraîné dans une guerre plus large contre l’Iran, tout en se disant prêt à travailler avec ses alliés pour trouver un moyen de rouvrir le détroit d’Ormuz, une route maritime stratégique pour le commerce mondial de l’énergie. Selon lui, toute initiative dans la région devra s’appuyer sur une large coopération internationale et sur des efforts de désescalade.

Lors d’une conférence de presse organisée pour répondre aux inquiétudes du public face à la hausse des coûts de l’énergie, Starmer a expliqué que la fermeture de cette voie maritime cruciale complique l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz. Il a toutefois estimé qu’un plan crédible pour sécuriser le détroit serait « difficile » à mettre en œuvre sans une réduction des tensions au Moyen-Orient.

Le chef du gouvernement britannique a également défendu sa décision de ne pas participer aux premières frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Cette position avait été critiquée par le président américain Donald Trump, qui avait déclaré que Starmer n’était « pas un Churchill ». Malgré ces critiques, le Premier ministre britannique a assuré avoir échangé avec Donald Trump et a affirmé entretenir de « bonnes relations » avec lui.

Starmer n’a pas totalement exclu la possibilité d’une participation britannique à des efforts visant à sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz. Il a toutefois insisté sur le fait qu’une telle initiative devrait être menée avec un soutien international le plus large possible.

Le président américain a appelé ce week-end plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne, la Chine, la France, le Japon et la Corée du Sud, à envoyer des navires de guerre pour garantir la sécurité de cette voie maritime stratégique.

Plusieurs pays ont cependant exprimé leurs réserves. Le Japon et l’Australie ont indiqué qu’ils n’enverraient pas de navires militaires dans la région, tandis que la Grèce et l’Allemagne ont également exclu toute participation à des opérations militaires dans la zone. Berlin a notamment souligné que ce type d’intervention ne relevait pas du mandat de l’OTAN.

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