Les procureurs spéciaux sud-coréens ont déposé une demande de mandat de détention à l’encontre de l’ancien président Yoon Suk Yeol, ont annoncé les autorités ce dimanche 6 juillet. Cette requête est liée à son imposition controversée de la loi martiale en décembre dernier, lors d’une période de troubles politiques.
Le bureau du procureur a déclaré que la demande de détention repose sur des accusations d’abus de pouvoir et d’obstruction à la justice, dans le cadre d’une enquête sur les circonstances de la déclaration de la loi martiale le 3 décembre 2024. À cette époque, Yoon était encore en fonction et avait justifié cette mesure par des risques présumés de soulèvement, ce qui avait suscité de vives critiques et des soupçons de tentative d’autoritarisme.
Yoon a comparu cette semaine pour un interrogatoire approfondi au bureau du procureur général de Séoul. Il nie fermement les accusations.
Ce développement marque un tournant historique dans la politique sud-coréenne : jamais un président sud-coréen n’avait été poursuivi pour avoir activé la loi martiale depuis la fin de la dictature militaire dans les années 1980.