Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a affirmé que le renforcement du contrôle des transferts d’argent à l’étranger ne devrait pas pénaliser les personnes en mesure de démontrer l’origine licite de leurs fonds. Selon lui, les mesures envisagées visent avant tout à lutter contre les abus liés aux prestations sociales et le blanchiment d’argent.
Cette clarification intervient alors que le Réseau de lutte contre les crimes financiers (FinCEN), rattaché au département du Trésor américain, a lancé des enquêtes sur certaines entreprises de services monétaires et renforcé la surveillance de banques dans l’État du Minnesota. Les autorités cherchent à identifier d’éventuels détournements de fonds publics et des flux financiers illicites.
Une ordonnance géographique publiée par le FinCEN impose désormais aux banques et sociétés de transfert d’argent de certains comtés du Minnesota de fournir des informations supplémentaires pour les transactions internationales supérieures à 3 000 dollars. Les entreprises concernées devront notamment déclarer plus précisément la provenance des fonds envoyés hors des États-Unis.
Interrogé sur l’impact potentiel de ces mesures pour les migrants qui envoient de l’argent à leurs familles à l’étranger, Bessent a estimé que les transferts légitimes ne seraient pas entravés. « Toute personne capable de prouver la provenance des fonds n’a aucun problème », a-t-il déclaré, soulignant que les paiements provenant de résidents en situation régulière passent généralement par le système bancaire réglementé.
Les transferts de fonds constituent une source essentielle de revenus pour plusieurs pays en développement, notamment en Afrique et en Amérique centrale. Les autorités américaines insistent toutefois sur la nécessité de s’assurer que ces flux financiers ne proviennent ni de prestations sociales indûment perçues ni d’activités criminelles, dans un contexte de durcissement de la politique de contrôle financier de l’administration américaine.