Le parti Siumut a annoncé son retrait du gouvernement de coalition au Groenland, une décision qui fragilise les efforts des autorités pour présenter un front politique uni dans un contexte de tensions avec les États-Unis.
Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a exprimé sa déception face à cette décision, estimant que le moment choisi était particulièrement inopportun alors que l’île fait l’objet d’une attention internationale accrue.
Ce départ intervient après l’avertissement lancé par la dirigeante du parti, Aleqa Hammond, qui avait menacé de quitter la coalition après que deux ministres groenlandais ont annoncé leur candidature aux élections législatives danoises du 24 mars sans l’accord préalable de leur formation politique.
La coalition gouvernementale constituait un élément central de la stratégie de Nielsen pour faire face aux pressions extérieures, notamment à la campagne menée par le président américain Donald Trump en faveur d’une prise de contrôle de l’île arctique.
Le retrait de Siumut entraîne également le départ de la ministre des Affaires étrangères du Groenland, Vivian Motzfeldt, qui jouait un rôle important dans les discussions diplomatiques avec Washington.
Malgré cette rupture, la majorité gouvernementale n’est pas immédiatement menacée, le parti Siumut ne détenant que quatre sièges sur les 31 que compte le parlement groenlandais, l’Inatsisartut. Le gouvernement a indiqué qu’il poursuivrait ses travaux malgré cette recomposition politique.