Le président des négociations de Genève sur les systèmes d’armes autonomes létales (LAWS) a appelé à des progrès urgents en vue de l’élaboration d’un cadre international visant à interdire et à restreindre ces technologies. Les discussions entrent dans une phase cruciale, alors que les États cherchent à s’accorder sur les bases d’un futur encadrement.
De cette semaine jusqu’à la fin du mandat en septembre, 128 États doivent débattre de la possibilité de parvenir à un consensus sur un texte non contraignant. Celui-ci pourrait ouvrir la voie à de futures négociations sur des interdictions et des réglementations concernant ces systèmes d’armes émergents.
Depuis 2014, plus d’une centaine d’États parties à la Convention sur certaines armes classiques se réunissent à Genève pour examiner la question. Les discussions portent sur l’interdiction des systèmes d’armes létaux non conformes au droit international existant, tout en envisageant la réglementation d’autres technologies.
« Si nous attendons, nous atteindrons presque un stade où il sera trop tard… Nous serons dépassés par les développements technologiques », a déclaré à Reuters Robert in den Bosch, ambassadeur néerlandais pour le désarmement à Genève et président du Groupe d’experts gouvernementaux sur les systèmes d’armes létales autonomes.
Les négociations se déroulent dans un contexte d’accélération rapide des avancées technologiques, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle. Pour leurs partisans, un encadrement international est indispensable afin de prévenir des usages incontrôlés de systèmes capables de sélectionner et d’attaquer des cibles sans intervention humaine directe.