Trois pays africains sont en discussions pour mettre en place des échanges de dette contre nature, pour un montant total estimé à plus de 500 millions de dollars, selon l’organisation environnementale The Nature Conservancy.
Ces mécanismes permettent aux États de réduire une partie de leur dette en contrepartie d’engagements concrets en faveur de la protection de l’environnement et de la biodiversité.
Selon le responsable de l’organisation pour l’Afrique, une première opération pourrait être finalisée dès cette année, tandis que deux autres accords sont envisagés à l’horizon 2027.
La demande pour ce type de financement est en forte hausse, alors que de nombreux pays cherchent à concilier contraintes budgétaires et lutte contre le changement climatique.
Ce dispositif a déjà été utilisé par certains États comme les Seychelles ou le Gabon au cours de la dernière décennie, avec des résultats jugés encourageants pour la préservation des écosystèmes.
Cependant, ces initiatives ont été freinées récemment par une baisse du soutien international, notamment après des changements de politique aux États-Unis.
Le Gabon, de son côté, affirme respecter les engagements environnementaux pris dans le cadre d’un accord signé en 2023, illustrant la volonté de certains pays africains de s’inscrire dans ces démarches.
Ces négociations témoignent d’une évolution des outils financiers utilisés pour protéger la nature, dans un contexte où les besoins en financement climatique ne cessent de croître.
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