À Munich, Rubio temporise face aux secousses transatlantiques provoquées par Trump (AP)
À Munich, Rubio temporise face aux secousses transatlantiques provoquées par Trump (AP)

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a adopté un ton plus conciliant à son arrivée à la Conférence de Munich sur la sécurité, qui se tient du 13 au 15 février en Allemagne. Cette édition intervient dans un contexte de tensions accrues entre Washington et ses alliés européens, après une série d’initiatives du président Donald Trump ayant profondément bousculé les relations transatlantiques.

Marco Rubio a mis en garde contre un « moment décisif » pour les alliances occidentales, soulignant l’ampleur des défis géopolitiques actuels. Un nombre record de dirigeants mondiaux est attendu à Munich, reflet d’une conjoncture marquée par la multiplication des crises internationales, de la guerre en Ukraine aux tensions au Moyen-Orient et en Asie.

Les déclarations de Rubio visent à rassurer des partenaires européens inquiets des récentes orientations de la politique étrangère américaine. Les décisions prises par Donald Trump, perçues par certains comme une remise en cause de l’ordre international établi après la Seconde Guerre mondiale, ont alimenté les interrogations sur la solidité de l’engagement des États-Unis envers leurs alliés.

Face à ces incertitudes, plusieurs capitales européennes affichent une volonté de resserrer les rangs et de renforcer leur autonomie stratégique. La conférence de Munich s’annonce ainsi comme un test majeur pour la cohésion occidentale, alors que les équilibres globaux continuent d’évoluer rapidement.

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