À Kiev, plongée dans un froid glacial après de nouvelles frappes russes visant des infrastructures civiles essentielles, des travailleurs s’activent pour rétablir le chauffage et l’électricité. Parmi eux, Volodymyr Vasyliev, 66 ans, un cheminot qui aurait pu prendre sa retraite depuis longtemps, mais qui continue de travailler en première ligne pour aider la population.
Au milieu d’un service de 24 heures, il se trouvait sous terre, réparant des canalisations éclatées sous un immeuble de grande hauteur datant de l’ère soviétique. Les températures négatives, combinées aux dégâts causés par les bombardements, ont provoqué des ruptures de conduites et des pannes de chauffage dans de nombreux quartiers de la capitale ukrainienne.
Les frappes russes ont plongé des milliers d’habitants dans le froid, tandis que la vapeur d’eau s’échappait des systèmes de chauffage autonomes des immeubles résidentiels lors de coupures de courant prolongées. Dans les rues, les résidents, inquiets, attendent que les réparations soient effectuées pour retrouver un minimum de confort en plein hiver.
Les ouvriers du chauffage et de l’énergie travaillent dans l’urgence, souvent dans des conditions dangereuses, pour remettre en état des réseaux endommagés à répétition. Leur tâche est rendue plus complexe par la menace constante de nouvelles attaques et par l’ampleur des dégâts infligés aux infrastructures urbaines.
Malgré ces difficultés, des sondages récents montrent que la population ukrainienne reste majoritairement déterminée à poursuivre la lutte, même face aux bombardements et aux privations. À Kiev, la résilience se manifeste aussi dans ces gestes du quotidien, incarnés par des travailleurs comme Volodymyr Vasyliev, qui continuent de réparer, réparer encore, pour que la ville puisse tenir.