La publication du Canard enchaîné autour de l’agression mortelle de Quentin Deranque, militant nationaliste tué par des « antifascistes » d’extrême gauche, suscite de vives critiques. Une vidéo, diffusée il y a deux jours, montrait les instants précédant l’agression du jeune homme à Lyon. Problème : le journal a choisi de censurer volontairement le passage où quatre membres de la Jeune Garde frappent un homme alors qu’il est à terre.
La vidéo diffusée par Le Canard Enchaîné présentait les événements de Lyon comme un affrontement réciproque entre deux groupes. En réalité, la vidéo entière, diffusée sur les réseaux sociaux et LCI, montre qu’à l’arrière d’une voiture, un sympathisant de droite était à terre et agressé par un groupe se réclamant de l’extrême gauche, tandis que ses camarades tentaient de le protéger et de repousser les assaillants.
Ainsi, la vidéo illustre moins un duel volontaire entre deux groupes que l’intervention d’un groupe subissant la violence de l’autre pour se défendre et venir en aide à un membre attaqué.
Une grossière tentative de manipulation
Par cette manipulation, Le Canard enchaîné a contribué à minimiser la responsabilité des agresseurs et à protéger la Jeune Garde, groupe antifasciste dissous mais toujours actif dans certains milieux. Cette omission n’est évidemment pas le fruit du hasard et est dénoncée ce vendredi comme un choix idéologique visant à relativiser la gravité des violences commises, et à orienter le récit médiatique en faveur des militants de l’extrême gauche.
L’absence de cette séquence dans le montage du Canard enchaîné, si prompt à donner des leçons de morale à tout le monde, a provoqué une indignation, alors qu’un homme a été tué ce jour-là !
Quand le militantisme influence le traitement médiatique
Cette situation montre, s’il en était vraiment besoin, le biais idéologique dans certains médias, où la sympathie pour des groupes antifascistes ou d’extrême gauche peut conduire à la neutralisation d’éléments incriminants dans le montage ou la diffusion d’informations sensibles.
En censurant des éléments clés de la vidéo, le journal a contribué à un décalage inacceptable entre la réalité des faits, qui ne grandit pas un journal qui revendique depuis des décennies un costume de dénicheur de vérité et de redresseur de torts…
La vidéo diffusée par Le Canard enchaîné :
La scène, diffusée par LCI :