SANTÉ - Les hormones féminines sont aussi masculines… Quand dépassent-elles les niveaux normaux ?
SANTÉ – Les hormones féminines sont aussi masculines… Quand dépassent-elles les niveaux normaux ?

L’œstrogène est connu comme l’hormone de la féminité en raison de son rôle central dans le système reproducteur féminin, tandis que la testostérone est qualifiée d’hormone de la masculinité pour son rôle dans le développement sexuel et les fonctions masculines. Toutefois, le corps féminin contient également une certaine quantité de testostérone, bien que beaucoup plus faible que chez l’homme, selon WebMD. Quelles sont donc leurs valeurs normales ?

Les types d’œstrogènes chez les femmes

L’œstrogène n’est pas une hormone unique, mais un groupe d’hormones comprenant :

L’estriol : produit par le placenta pendant la grossesse.

L’estradiol : l’hormone principale chez les femmes avant la ménopause, produite par les follicules ovariens en développement, contribuant aux caractéristiques sexuelles féminines et à la santé des os et du cœur.

L’estrone : l’hormone prédominante après la ménopause.

Variation des niveaux d’œstrogène au cours de la vie

Les niveaux d’œstrogène augmentent à la puberté, provoquant des changements physiques comme le développement des seins. Pendant le cycle menstruel, les niveaux fluctuent, augmentant lors de l’ovulation et chutant pendant les règles. À la ménopause, ils diminuent progressivement jusqu’à atteindre des niveaux très bas.

Les niveaux normaux d’œstrogène chez les femmes sont :

Avant la ménopause : de 30 à 400 picogrammes/mL.

Après la ménopause : de 0 à 30 picogrammes/mL.

Causes de la baisse d’œstrogène chez les femmes

Les niveaux d’œstrogène peuvent baisser pour diverses raisons, notamment :

Insuffisance ovarienne ou hypophysaire.

Ménopause ou ablation chirurgicale des ovaires.

Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

Troubles alimentaires comme l’anorexie mentale.

Médicaments inhibant la production d’œstrogène.

Allaitement ou période post-partum immédiate.

Effet du sport sur l’œstrogène

Les sportives ayant un faible pourcentage de graisse corporelle peuvent produire des niveaux insuffisants d’œstrogène, entraînant des troubles menstruels ou une aménorrhée, ce qui accroît le risque d’ostéoporose et de fractures.

Causes de l’augmentation de l’œstrogène

L’augmentation naturelle survient à la puberté et pendant la grossesse, mais d’autres facteurs peuvent l’accentuer :

Surpoids.

Traitements hormonaux.

Stress.

Problèmes hépatiques.

Consommation excessive d’alcool.

Parmi les symptômes d’un excès d’œstrogène figurent :

Irrégularités menstruelles.

Augmentation de la densité du tissu mammaire.

Le rôle de la testostérone chez les femmes

La testostérone est essentielle chez la femme pour :

Soutenir la fonction ovarienne.

Renforcer les os.

Améliorer l’humeur, la mémoire et la libido.

Les niveaux normaux sont de 15 à 70 nanogrammes/dL (ou 0,5 – 2,4 nanomoles/L).

Cependant, un excès de testostérone peut entraîner :

Aménorrhée ou cycles irréguliers.

Pilosité excessive sur le visage et le corps.

Acné, voix grave, augmentation de la masse musculaire.

Causes possibles de l’augmentation de la testostérone

Les études identifient plusieurs causes, notamment :

Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

Tumeurs ovariennes ou surrénaliennes.

Hyperplasie congénitale des surrénales.

Obésité.

Usage de médicaments ou de stéroïdes.

Causes de la baisse de testostérone

Ménopause.

Ablation chirurgicale des ovaires.

Tumeurs hypophysaires.

Malnutrition.

Certains médicaments (contraceptifs, corticoïdes).

La baisse de testostérone peut entraîner :

Dépression ou anxiété.

Faible libido.

Faiblesse musculaire.

Sécheresse de la peau et du vagin.

Troubles du sommeil.

Irrégularités menstruelles.

Quand consulter un médecin ?

Si vous observez des changements inhabituels dans votre cycle menstruel, une baisse de libido, de fortes fluctuations de l’humeur, ou une pilosité accrue dans des zones inhabituelles, cela pourrait indiquer un déséquilibre hormonal. Il est conseillé de consulter un spécialiste, notamment en cas de syndrome des ovaires polykystiques, de troubles alimentaires ou d’aménorrhée prolongée.
Des analyses de sang pour évaluer les niveaux d’œstrogène et de testostérone peuvent être nécessaires, afin de déterminer le traitement adapté.

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