Une étude parue dans Nature Communications met en lumière un lien entre la résistance à l’insuline et le développement de plusieurs cancers. Des chercheurs japonais ont conçu un modèle d’intelligence artificielle capable d’estimer ce trouble métabolique à partir de données médicales courantes, afin d’évaluer son impact sur le risque oncologique.
Le modèle, baptisé AI-IR, s’appuie sur neuf indicateurs cliniques habituellement relevés lors d’examens de routine. Testé sur près de 500 000 participants issus d’une vaste cohorte, il a permis d’identifier une association entre une résistance élevée à l’insuline et une incidence accrue de douze types de cancers.
Un indicateur métabolique pour mieux repérer les risques à long terme
Les chercheurs précisent qu’il ne s’agit pas d’un lien de causalité directe, mais d’un facteur de risque associé. Des mécanismes biologiques sont avancés, notamment l’hyperinsulinémie, susceptible de stimuler la prolifération cellulaire, ainsi que des déséquilibres métaboliques favorisant un terrain propice au développement tumoral.
Selon les auteurs, cet outil pourrait contribuer à affiner les stratégies de prévention en repérant plus tôt les personnes exposées à un risque accru de diabète, de maladies cardiovasculaires et de certains cancers, en complément des indicateurs classiques comme l’indice de masse corporelle.