La Commission européenne approuve le médicament «Lecanemab» pour le traitement de la maladie d’Alzheimer
La Commission européenne approuve le médicament «Lecanemab» pour le traitement de la maladie d’Alzheimer

La Commission européenne a donné son feu vert au médicament Lecanemab pour traiter la maladie d’Alzheimer, marquant la première fois qu’un traitement ciblant les mécanismes pathologiques sous-jacents de la maladie – et non uniquement ses symptômes – est autorisé.

Selon l’agence de presse allemande (DPA), la Commission a annoncé ce mardi que le Lecanemab est destiné à une utilisation à un stade précoce de la maladie, et qu’il s’agit du premier médicament de ce type à recevoir une autorisation dans l’Union européenne. Toutefois, les experts soulignent que seule une très faible proportion de patients atteints d’Alzheimer serait éligible à ce traitement.

Cette approbation fait suite à la décision de l’Agence européenne des médicaments (EMA) en novembre dernier de recommander l’autorisation du médicament, revenant ainsi sur une décision antérieure.

Le médicament est commercialisé sous le nom Leqembi.

Il avait déjà été approuvé aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Il convient de noter que les médicaments actuellement disponibles pour traiter la maladie d’Alzheimer se contentent de soulager les symptômes sans agir sur les causes biologiques de la maladie au niveau cérébral.

Lecanemab cible spécifiquement les plaques amyloïdes dans le cerveau, contribuant ainsi à ralentir la progression de la maladie au stade précoce. Cependant, le but du traitement n’est pas de guérir ou d’inverser les effets de la maladie, et aucun traitement curatif n’est à l’horizon à ce jour.

L’indicateur principal d’efficacité était l’évolution des symptômes cognitifs et fonctionnels sur une période de 18 mois, mesurée selon une échelle d’évaluation de la démence allant de 0 à 18, selon l’EMA.

Les patients traités avec lecanemab ont présenté une augmentation légèrement moins importante du score (1,22) comparée à ceux sous placebo (1,75).

Des experts estiment toutefois que l’impact réel de ce léger ralentissement reste incertain dans le quotidien des patients.

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