Vendée : 25 000 euros de pièces d’or retrouvés dans un tiroir lors d’une expertise gratuite
Vendée : 25 000 euros de pièces d’or retrouvés dans un tiroir lors d’une expertise gratuite

Un tiroir, quelques bocaux, un peu de poussière… et une poignée d’or. À La Roche-sur-Yon, une séance d’expertise gratuite a permis de révéler un véritable trésor caché : 25 000 euros de pièces d’or dormaient tranquillement dans le meuble d’une habitante, sans qu’elle soupçonne leur valeur exacte. L’événement s’est tenu le samedi 26 juillet dans une salle discrète de l’hôtel Mercure, transformée pour l’occasion en cabinet d’expertise éphémère. Aux manettes, Maître Benoît Triffault-David, commissaire-priseur parisien mandaté par la maison Rossini. Depuis le matin, il passe en revue les objets apportés par une vingtaine de Vendéens. Entre quelques antiquités banales, plusieurs pièces se distinguent.

De l’or, un vase Lalique et une ménagère Christofle

La découverte la plus spectaculaire revient à une habituée, venue faire estimer une nouvelle série de pièces d’or. Un rapide examen suffit à l’expert pour annoncer la somme : 25 000 euros, rien que dans le creux de la main. Peut-être plus de 30 000 en salle de vente. Ces pièces, issues de l’Union latine (système monétaire européen fondé au XIXe siècle), incarnent une valeur sûre du marché numismatique. L’une d’elles, frappée en 1789 sous Louis XVI, a surtout une forte charge historique : l’année de la Révolution française. Autour de ces lingots miniatures, d’autres objets éveillent l’intérêt du commissaire-priseur. Un vase René Lalique, datant des années 1920, estimé entre 300 et 500 euros grâce à une signature authentique. Une coupe signée Schneider, peut-être achetée à l’Exposition universelle des années 1930, attend encore d’être confirmée. Un vase Clément Massier, un coupe-papier signé Barbedienne et une ménagère Christofle en parfait état complètent la moisson.

Le patrimoine du quotidien a parfois plus de valeur qu’on ne croit

Tous ces objets seront photographiés, catalogués et peut-être proposés lors de ventes spécialisées de la maison Rossini. Le commissaire-priseur insiste : chaque pièce trouve sa place dans une vente dédiée – pas question de vendre une cuillère entre deux toiles impressionnistes. L’objectif est de valoriser chaque bien au maximum, grâce à un réseau international d’acheteurs. Récemment, une toile de Tamara de Lempicka, estimée à 400 000 euros, s’est envolée à 1,3 million. À La Roche-sur-Yon, les trésors familiaux ne sont pas toujours spectaculaires. Mais parfois, une boîte oubliée suffit à faire tomber les masques de l’oubli. Et révéler qu’on peut cacher l’équivalent d’un appartement parisien… dans un vieux tiroir vendéen.

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