Épargne réglementée : les taux du Livret A et du LEP reculent à partir de février 2026
Épargne réglementée : les taux du Livret A et du LEP reculent à partir de février 2026

Coup d’arrêt pour le placement préféré des Français. En juillet, le Livret A a enregistré une décollecte nette de 70 millions d’euros, les retraits ayant dépassé les dépôts pour la première fois depuis octobre 2024. Une désaffection rare pour ce mois d’été, traditionnellement favorable à l’épargne réglementée.

Un rendement en berne face à la concurrence

Cette inversion de tendance coïncide avec la baisse de son taux, passé de 2,4 % à 1,7 % depuis le 1er août. Dans le même temps, les fonds en euros de l’assurance-vie séduisent davantage, offrant un rendement moyen de 2,6 % selon l’ACPR. Un chiffre supérieur, mais à relativiser puisqu’il s’agit d’un rendement brut soumis à fiscalité, contrairement au Livret A. Malgré cette perte d’attractivité, l’encours global du Livret A et du LDDS atteignait encore 609,4 milliards d’euros fin juillet, un record historique, même s’il reste loin des plus de 2 000 milliards placés en assurance-vie.

Le LEP en repli malgré son attractivité

Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a tiré son épingle du jeu en juillet, avec une collecte positive de 340 millions d’euros. Quant au Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, il a vu ses dépôts progresser de 450 millions d’euros, un niveau inédit depuis fin 2024. Mais les fermetures massives liées au dépassement des plafonds de ressources continuent de peser : son encours total a fondu de près de 2 milliards depuis le début de l’année. La Banque de France table sur une hausse très limitée du nombre de détenteurs, à 12,2 millions fin 2025, bien loin des 31 millions de Français potentiellement éligibles. Reste que le placement, bien plus rémunérateur que le Livret A, demeure sous-exploité, en partie parce que les banques hésitent à le mettre en avant auprès de leurs clients.

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