L’activité du secteur privé non pétrolier en Égypte a reculé pour le sixième mois consécutif en août, selon les données publiées mercredi par S&P Global. L’indice des directeurs d’achats (PMI) est tombé à 49,2 points, contre 49,5 en juillet, restant sous le seuil de 50 qui marque la frontière entre expansion et contraction.
Cette baisse reflète la faiblesse persistante de la demande intérieure, qui continue de peser sur la production et les nouvelles commandes. Les entreprises interrogées signalent que l’incertitude économique et la pression sur le pouvoir d’achat des ménages freinent l’activité dans plusieurs secteurs.
Toutefois, l’enquête fait état d’un léger soulagement du côté des coûts. Les pressions inflationnistes se sont atténuées, permettant à certaines entreprises de mieux maîtriser leurs dépenses et d’éviter des hausses de prix plus marquées.
L’économie égyptienne reste fragilisée par une inflation élevée, la dépréciation de la livre égyptienne et un environnement mondial instable. Si le gouvernement espère que les réformes structurelles et les investissements étrangers soutiendront la reprise, les données du PMI montrent que le secteur privé hors hydrocarbures peine encore à retrouver une trajectoire de croissance.
Ces résultats traduisent la nécessité de politiques économiques capables de stimuler la demande intérieure tout en contenant l’inflation, afin de relancer durablement l’activité des entreprises locales.