Cryptomonnaies saisies : 90 millions d’euros confisqués par la justice en dix ans
Cryptomonnaies saisies : 90 millions d’euros confisqués par la justice en dix ans

Derrière les écrans, un pactole bien réel. En dix ans, la justice française a saisi près de 90 millions d’euros en cryptomonnaie dans des affaires criminelles, selon l’Agence de gestion des avoirs saisis (Agrasc). Un butin numérique désormais converti en euros pour renflouer les caisses de l’État… et financer la lutte contre le trafic de drogue. En 2024, ce sont 4,9 millions d’euros en cryptomonnaie qui ont été saisis au cours de 70 enquêtes pénales. Plus largement, tous biens confondus, la justice a confisqué pour 1,35 milliard d’euros d’avoirs criminels, dont 244 millions d’euros effectivement récupérés — une nette progression par rapport à 2023. Cet argent ne dort pas : il sert à indemniser les victimes et alimente les moyens de lutte contre les addictions via la Midelca.

Trafic, crypto et violence

Bitcoin, Ethereum, Monero : les cryptomonnaies sont devenues les nouvelles planques de l’argent sale. Mais elles sont aussi de plus en plus traçables, et donc saisissables. Cette manne numérique attire les convoitises. Certains criminels n’hésitent plus à passer à l’acte violent pour s’en emparer. Dernier exemple en date : l’arrestation d’un homme au Maroc, soupçonné d’avoir commandité l’enlèvement de David Balland, un entrepreneur français actif dans la cryptosphère. L’univers des cryptos n’est plus un Far West impuni. La justice française s’y fait une place, blockchain après blockchain.

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