Un conseil d’administration de l’Institut du monde arabe se réunira lundi 16 février 2026 pour désigner le successeur de Jack Lang, qui a proposé sa démission. Cette réunion est programmée après que l’ancien ministre de la Culture et président de l’institution culturelle parisienne ait quitté son poste suite aux révélations de ses liens avec l’homme d’affaires américain Jeffrey Epstein et l’ouverture d’une enquête préliminaire visant également sa fille, Caroline Lang, pour blanchiment de fraude fiscale aggravée.
Une démission motivée par la préservation de l’institution
Âgé de 86 ans, Jack Lang avait initialement annoncé son intention de rester à la tête de l’IMA, mais il a finalement choisi de proposer sa démission pour protéger l’image et le fonctionnement de l’institution. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dont le ministère finance environ la moitié du budget de l’IMA, a confirmé la mise en place de la procédure pour désigner un président intérimaire ou un successeur permanent.
Le processus de nomination du nouveau président
L’Institut du monde arabe, fondation privée reconnue d’utilité publique et créée par un accord entre la France et 22 pays arabes, est dirigé par un conseil d’administration de quatorze membres, dont la moitié sont des diplomates arabes. Le président est nommé par le président de la République, mais cette nomination doit être validée par le conseil d’administration. Parmi les noms évoqués pour succéder à Jack Lang, ceux de Jean-Yves Le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères, et d’Audrey Azoulay, ancienne directrice générale de l’UNESCO, circulent comme candidats possibles.