La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit exposer mercredi devant le Parlement européen à Strasbourg ses priorités pour l’année à venir, dans un contexte marqué par les vives critiques suscitées par l’accord commercial conclu cet été avec le président américain Donald Trump.
L’accord, perçu par plusieurs capitales européennes comme déséquilibré au profit de Washington, a fragilisé la dirigeante européenne, confrontée à une contestation grandissante sur sa gestion des relations transatlantiques. Les opposants estiment que le pacte affaiblit la position de l’Union en matière de normes industrielles et agricoles.
Face à ces critiques, von der Leyen entend recentrer son agenda sur trois axes majeurs : le renforcement de la défense européenne, le soutien durable à l’Ukraine et la consolidation de la compétitivité économique de l’Union. Bruxelles veut notamment accélérer la mise en œuvre du plan de prêts communs pour la défense et renforcer l’industrie militaire du continent, dans un contexte de tensions croissantes avec la Russie et la Biélorussie.
La présidente de la Commission devrait aussi réaffirmer l’engagement de l’UE à soutenir Kiev face à l’agression russe, tant sur le plan militaire qu’économique. Enfin, elle compte présenter de nouvelles mesures pour stimuler l’innovation, l’investissement vert et la résilience économique de l’Union, dans un environnement mondial de plus en plus concurrentiel.
Ce discours annuel, très attendu, sera scruté comme un test de la capacité de von der Leyen à regagner la confiance des États membres et des eurodéputés après un été marqué par une polémique diplomatique et politique d’ampleur.