Ukraine - un envoyé américain affirme qu’un accord de paix est « très proche », mais Moscou exige des modifications majeures (AP)
Ukraine - un envoyé américain affirme qu’un accord de paix est « très proche », mais Moscou exige des modifications majeures (AP)

L’envoyé spécial sortant du président américain Donald Trump pour l’Ukraine a déclaré qu’un accord destiné à mettre fin à la guerre était « très proche », affirmant que seuls deux points essentiels restaient à régler. Mais le Kremlin a aussitôt réagi, estimant que certaines propositions américaines nécessitaient des « changements radicaux », compromettant l’idée d’une conclusion rapide.

Dan Kellogg, l’émissaire américain, a indiqué que les questions encore en discussion concernaient le statut du Donbass — qui englobe les régions de Donetsk et Louhansk, en partie occupées par la Russie — ainsi que la situation de la centrale nucléaire ukrainienne symbolique du conflit. Selon lui, l’ensemble des autres volets de l’accord seraient déjà pratiquement ficelés. Il a également affirmé que la Russie et l’Ukraine avaient subi au total environ deux millions de victimes depuis février 2022, date de l’offensive russe lancée après huit années d’affrontements dans l’Est du pays.

Donald Trump, qui souhaite être retenu comme un « artisan de la paix », considère la résolution de ce conflit, le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, comme l’un des plus grands défis de sa politique étrangère. Washington espère conclure un accord qui garantirait une sécurité durable en Europe centrale et orientale, tout en évitant une escalade avec Moscou.

Le Kremlin a toutefois tempéré tout optimisme, assurant que les propositions américaines, dans leur forme actuelle, sont « inacceptables » et doivent être « profondément révisées ». Moscou n’a pas détaillé publiquement les éléments qu’il souhaite modifier, mais insiste depuis des mois sur la reconnaissance internationale de ses gains territoriaux et sur des garanties de sécurité contraignantes.

Alors que les combats se poursuivent, notamment dans la région de Donetsk où les forces russes poursuivent leurs offensives, l’idée d’un règlement politique semble tantôt à portée de main, tantôt compromise par les divergences persistantes entre les deux camps. La perspective d’un accord « presque conclu » dépend désormais de la capacité de Washington, Kiev et Moscou à trouver un terrain d’entente sur les questions les plus sensibles du dossier.

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