Trump envisage un soutien aérien américain dans le cadre d’un accord de paix en Ukraine
Trump envisage un soutien aérien américain dans le cadre d’un accord de paix en Ukraine

Le président américain Donald Trump a affirmé mardi qu’il excluait l’envoi de troupes au sol en Ukraine, mais a évoqué la possibilité d’un soutien aérien des États-Unis dans le cadre d’un accord destiné à mettre fin à la guerre déclenchée par la Russie. Cette déclaration intervient au lendemain d’un sommet exceptionnel à la Maison Blanche avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, présenté comme une étape vers un règlement du conflit.

« Quand il s’agit de sécurité, les Européens sont prêts à envoyer des troupes au sol. Nous sommes disposés à les aider, surtout probablement… par les airs », a déclaré Trump lors d’une interview sur la chaîne Fox News. Sans donner plus de détails, il a ensuite expliqué, dans une autre intervention médiatique, que sa méthode de négociation reposait « probablement plus sur l’instinct que sur le processus ».

Quelques heures seulement après les entretiens de Zelensky à Washington, la Russie a lancé sa plus vaste attaque aérienne depuis plus d’un mois. Selon l’armée de l’air ukrainienne, 270 drones et dix missiles ont été tirés, provoquant notamment d’importants incendies dans des infrastructures énergétiques de la région de Poltava, où se trouve la seule raffinerie de pétrole du pays.

Le président américain a reconnu que le président russe Vladimir Poutine pourrait ne pas vouloir d’accord, estimant que les prochaines semaines seraient décisives. « Nous allons découvrir ce qu’il en est de Poutine », a-t-il déclaré, laissant planer l’incertitude sur la faisabilité d’un sommet éventuel entre les dirigeants russe et ukrainien. Des sites pour une telle rencontre seraient à l’étude.

L’éventuelle aide aérienne américaine reste floue. Elle pourrait inclure des systèmes de défense antimissile ou encore l’intervention d’avions de chasse pour instaurer une zone d’exclusion aérienne. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que ce type de soutien constituait « une option et une possibilité », tout en soulignant que des « bottes américaines ne fouleraient pas le sol ukrainien ».

Alors que Washington et ses alliés européens affinent les contours d’éventuelles garanties de sécurité, le contraste entre l’effort diplomatique affiché et l’intensification des frappes russes souligne la fragilité du chemin vers la paix.

Partager