Trump durcit sa politique envers Cuba et interdit le tourisme américain dans l’île
Trump durcit sa politique envers Cuba et interdit le tourisme américain dans l’île

Le président américain Donald Trump a signé lundi un mémorandum présidentiel qui renforce considérablement la politique des États-Unis à l’égard de Cuba, selon un responsable de la Maison Blanche s’exprimant sous couvert d’anonymat. Cette nouvelle directive marque une rupture nette avec l’approche de son prédécesseur Joe Biden, qui avait entrepris un assouplissement progressif des relations avec La Havane.

Selon les premières informations, le mémorandum impose notamment une interdiction légale du tourisme américain à Cuba, jusque-là toléré sous certaines conditions administratives. Il renforce également le soutien au long embargo économique américain, en vigueur depuis plus de soixante ans, et souvent critiqué pour son impact sur la population cubaine.

La nouvelle orientation politique vise, selon Washington, à « exercer une pression maximale sur le régime cubain » afin d’encourager des réformes démocratiques et le respect des droits humains. « Le président estime que la politique d’ouverture a échoué et qu’un retour à la fermeté est nécessaire pour soutenir le peuple cubain dans sa quête de liberté », a déclaré le responsable.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays, exacerbées par les récentes répressions menées par les autorités cubaines contre les manifestations populaires. La Maison Blanche accuse également le régime de La Havane de soutenir des gouvernements autoritaires dans la région, notamment au Venezuela et au Nicaragua.

Pour Cuba, ce durcissement est perçu comme une régression dans les timides avancées diplomatiques réalisées depuis la normalisation entamée sous Barack Obama. Le gouvernement cubain n’a pas encore officiellement réagi, mais des analystes estiment qu’une telle mesure pourrait aggraver la crise économique et humanitaire qui frappe durement l’île depuis la pandémie de COVID-19.

De nombreux groupes de défense des droits humains et associations cubano-américaines sont divisés sur la portée de cette mesure. Certains saluent une position ferme contre un régime jugé oppressif, tandis que d’autres dénoncent une politique punitive qui risque d’isoler davantage la population sans provoquer de changement politique tangible.

Cette initiative s’inscrit dans une série de décisions récentes de Donald Trump visant à réaffirmer ses positions de politique étrangère conservatrice, à l’approche de la campagne présidentielle de 2026. Elle pourrait également raviver les débats sur l’efficacité des sanctions comme outil de diplomatie dans les relations américano-cubaines.

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