La Maison Blanche a tenu à modérer les attentes concernant la rencontre prévue vendredi en Alaska entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, alors que le conflit en Ukraine reste au cœur des tensions internationales. Mardi, la porte-parole Karoline Leavitt a décrit ce sommet comme « un exercice d’écoute pour le président », insistant sur le fait qu’aucune percée immédiate n’était attendue en matière de cessez-le-feu.
« Seule une partie impliquée dans cette guerre sera présente », a rappelé Karoline Leavitt, soulignant l’absence de représentants ukrainiens autour de la table. « Il appartient donc au président d’y aller et d’obtenir, encore une fois, une compréhension plus ferme et meilleure de la manière dont nous pouvons, espérons-le, mettre fin à cette guerre », a-t-elle ajouté.
Cette déclaration intervient dans un climat diplomatique tendu, marqué par les inquiétudes exprimées par Kiev et plusieurs capitales européennes face au risque d’un accord imposé à l’Ukraine sans sa participation directe. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déjà rejeté toute idée de concessions territoriales, alors que Donald Trump a publiquement évoqué la nécessité pour les deux camps de céder du terrain afin de parvenir à la paix.
Le sommet en Alaska, annoncé comme une étape exploratoire, pourrait néanmoins servir de tremplin à de futures discussions plus larges, incluant cette fois l’Ukraine. Mais pour l’heure, Washington semble vouloir présenter cette rencontre comme une prise de contact destinée à mieux cerner la position de Moscou, plutôt que comme un rendez-vous décisif.