Moscou rejette les accusations d’espionnage visant le palais présidentiel argentin @AP
Moscou rejette les accusations d’espionnage visant le palais présidentiel argentin @AP

La Russie a fermement démenti mardi toute implication dans une affaire d’écoutes présumées au sein de la Casa Rosada, le palais présidentiel argentin, alors que le gouvernement de Javier Milei fait face à des accusations d’espionnage visant à nuire à son image à l’approche des élections législatives.

Lundi, un juge argentin a interdit aux médias de diffuser des enregistrements audio réalisés à l’intérieur du siège de la présidence, qui concerneraient notamment Karina Milei, la sœur du président et cheffe de cabinet. Le ministère argentin de la Sécurité a déposé une plainte pénale, accusant des membres de l’opposition d’avoir participé à une opération illégale visant à discréditer l’exécutif. Le dossier évoque aussi un rôle potentiel de ressortissants russes résidant en Argentine, suspectés d’« actions destinées à influencer la population au service des intérêts géopolitiques de la Russie ».

Un porte-parole du président Milei a amplifié ces soupçons dans un message publié sur le réseau social X, laissant entendre que des agents russes pourraient être impliqués non seulement dans les enregistrements, mais aussi dans un « complot plus large » lié à l’opposition et destiné à orchestrer une campagne de désinformation contre le gouvernement.

Face à ces accusations, l’ambassade de Russie à Buenos Aires a publié un communiqué niant catégoriquement toute participation et dénonçant de « pures spéculations publiques ». Elle a rejeté l’idée que ses services de renseignement aient pu enregistrer des conversations téléphoniques au sein de la présidence argentine. « Aucune preuve n’a été apportée pour étayer ces affirmations », a-t-elle insisté.

Cette controverse éclate dans un contexte de polarisation politique intense en Argentine, où les affrontements entre le président libéral Javier Milei et ses opposants se multiplient à mesure que se rapprochent les élections. L’affaire des enregistrements secrets, encore entourée de zones d’ombre, ajoute une dimension explosive à la bataille politique en cours.

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