L’Union européenne a exhorté Israël à renoncer au projet de construction de 3 400 logements dans la zone dite E1, en Cisjordanie occupée, un plan soutenu par le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich. Selon la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, cette initiative « constitue une violation du droit international » et compromet encore davantage la perspective d’une solution à deux États.
Le projet E1, gelé depuis des années, relierait la colonie de Maalé Adoumim à Jérusalem-Est, coupant la Cisjordanie en deux. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a averti qu’il mettrait « fin aux perspectives d’un État palestinien » et priverait ce dernier de toute continuité territoriale. Smotrich, de son côté, a appelé à accélérer les constructions et à appliquer la « souveraineté israélienne » sur l’ensemble du territoire, en réponse aux pays qui envisagent de reconnaître un État palestinien lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre.
L’Autorité palestinienne a fermement condamné ce plan, y voyant une tentative d’anéantir toute possibilité de créer un État indépendant. Des ONG israéliennes anti-colonisation, dont La Paix maintenant, dénoncent un « plan fatal » qui pourrait entrer en vigueur dès l’année prochaine. Malgré la pression internationale, le comité technique du ministère israélien de la Défense doit examiner la validation finale du projet dans les prochains jours.