Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a fermement critiqué mercredi l’approbation par Israël d’un projet de colonisation en Cisjordanie, estimant qu’il constituerait une « violation flagrante du droit international » s’il venait à être mis en œuvre.
Le plan, connu sous le nom de projet E1, prévoit l’extension des colonies israéliennes de manière à relier Jérusalem-Est aux implantations existantes en Cisjordanie. Selon de nombreux experts et diplomates, il couperait le territoire palestinien en deux, compromettant ainsi la continuité géographique d’un futur État palestinien.
« Le projet E1 met en péril la perspective d’une paix durable et risque de rendre impossible une solution à deux États », a déclaré Lammy, qui a appelé Israël à revenir sur cette décision. Londres rejoint ainsi une vague de condamnations internationales contre ce plan déjà largement critiqué par l’Union européenne et plusieurs organisations de défense des droits humains.
La commission de planification du ministère israélien de la Défense a donné mercredi son feu vert définitif au projet, malgré les mises en garde répétées de la communauté internationale. Cette approbation marque une étape décisive vers une mise en œuvre qui pourrait accentuer les tensions dans la région, alors que les combats se poursuivent à Gaza et que les violences s’intensifient en Cisjordanie.
Pour les Palestiniens, le projet E1 représente une menace existentielle pour leur aspiration à un État indépendant viable. Côté israélien, les partisans du plan affirment qu’il renforce la sécurité nationale et consolide la présence du pays dans la région.
La déclaration du chef de la diplomatie britannique illustre la fracture croissante entre Israël et ses alliés occidentaux sur la question des colonies, un dossier qui reste l’un des principaux obstacles à tout processus de paix au Proche-Orient.