L’Italie et les États-Unis critiquent les taxes discriminatoires sur la technologie
L’Italie et les États-Unis critiquent les taxes discriminatoires sur la technologie

L’Italie et les États-Unis ont publié, vendredi, une déclaration conjointe critiquant les taxes « discriminatoires » sur les services numériques, dans ce qui semble être un signe que Rome s’éloigne de politiques fiscales qui irritent Washington.

Cette déclaration intervient alors que la Première ministre italienne Giorgia Meloni a tenu des réunions successives avec le président américain Donald Trump et son vice-président J.D. Vance, recevant un accueil chaleureux du président, en contraste avec l’attitude plus froide qu’il réserve à d’autres dirigeants européens.

Les taxes européennes visant les géants technologiques américains tels que Google (filiale d’Alphabet), Facebook, Apple et Amazon ont longtemps été une source de tension pour les administrations américaines, y compris celle de Trump, selon l’agence Reuters.

L’Italie applique une taxe de 3 % sur les revenus générés par les transactions en ligne des entreprises numériques ayant un chiffre d’affaires d’au moins 750 millions d’euros (environ 853 millions de dollars).

À la suite de la visite de Meloni à la Maison-Blanche jeudi, Rome et Washington ont déclaré :
« Nous sommes convenus qu’un environnement non discriminatoire en matière de fiscalité des services numériques est essentiel pour attirer les investissements des entreprises technologiques de pointe. »

La déclaration indique que Trump effectuera une visite à Rome dans un avenir proche, sans préciser si l’Italie s’est engagée à supprimer la taxe.

Le communiqué conjoint a également salué les investissements américains dans l’intelligence artificielle et les services de cloud computing en Italie, visant à en faire un centre régional majeur de données pour la Méditerranée et l’Afrique du Nord.

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