Le Royaume-Uni a annoncé jeudi une nouvelle série de sanctions contre la Russie, visant notamment l’ensemble du GRU, le service de renseignement militaire accusé d’avoir orchestré l’empoisonnement à l’agent neurotoxique Novichok en 2018. Cette décision intervient après les conclusions d’une enquête publique britannique affirmant que l’attaque contre l’ex-double agent Sergueï Skripal avait été nécessairement ordonnée par Vladimir Poutine et avait conduit, par ricochet, à la mort d’une civile, Dawn Sturgess.
Le gouvernement britannique a également convoqué l’ambassadeur de Russie pour demander des explications sur les résultats de l’enquête et sur ce qu’il qualifie de campagne d’activités hostiles menée par Moscou contre le Royaume-Uni. L’ambassade russe n’a pas répondu immédiatement aux sollicitations de Reuters à ce sujet.
Dans un communiqué, le Premier ministre Keir Starmer a dénoncé « le mépris du Kremlin pour les vies innocentes », rappelant que l’utilisation du Novichok avait choqué la communauté internationale et marqué un tournant dans la détérioration des relations entre Londres et Moscou.
En plus du GRU, les sanctions visent trois officiers russes accusés d’avoir dirigé des opérations hostiles en Ukraine et en Europe, dont un projet d’attentat visant des supermarchés ukrainiens. Depuis le début de la guerre en 2022, Londres s’est imposé comme l’un des alliés les plus engagés de Kiev et a multiplié les sanctions contre les responsables russes, les entreprises stratégiques et même certains navires liés à Moscou