Le Premier ministre pakistanais se dit prêt à renouer le dialogue de paix avec l’Inde
Le Premier ministre pakistanais se dit prêt à renouer le dialogue de paix avec l’Inde

Le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, a annoncé ce jeudi sa volonté d’engager des pourparlers de paix avec l’Inde, quelques jours seulement après la fin du plus grave affrontement militaire entre les deux pays depuis près de trente ans. Cette déclaration marque un tournant potentiel dans les relations tendues entre ces puissances nucléaires voisines.

Sharif a fait cette annonce dans un contexte régional encore tendu mais en voie d’apaisement. Les deux États, qui se sont affrontés à plusieurs reprises depuis leur indépendance en 1947, notamment à propos du territoire disputé du Cachemire, avaient connu une nouvelle escalade violente au début de l’année. Les récents combats avaient ravivé les craintes d’un conflit à grande échelle, avant qu’un cessez-le-feu fragile ne soit rétabli.

« Nous sommes prêts à discuter de paix avec l’Inde dans un esprit de responsabilité et de stabilité régionale », a affirmé Sharif lors d’un point presse à Islamabad. Il a ajouté que son gouvernement était disposé à « tourner la page », à condition que les pourparlers soient menés dans un cadre respectueux de la souveraineté et des intérêts mutuels.

Aucune réaction immédiate n’a été communiquée par New Delhi. L’Inde avait jusqu’à présent exclu toute reprise du dialogue tant que le Pakistan ne démontrerait pas une volonté claire de lutter contre les groupes extrémistes opérant depuis son sol, une exigence récurrente dans les relations bilatérales.

Les observateurs internationaux saluent toutefois ce geste comme une ouverture diplomatique potentielle. Plusieurs puissances, dont les États-Unis et la Chine, avaient appelé à la désescalade ces dernières semaines, craignant une détérioration rapide de la sécurité en Asie du Sud.

Si la voie du dialogue reste semée d’embûches, la déclaration de Shehbaz Sharif pourrait relancer un processus de réconciliation interrompu depuis 2019, lorsque l’Inde avait révoqué l’autonomie constitutionnelle du Cachemire, provoquant une rupture des relations diplomatiques.

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