Le Premier ministre japonais Ishiba dément toute intention de démissionner malgré les rumeurs
Le Premier ministre japonais Ishiba dément toute intention de démissionner malgré les rumeurs

Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a fermement démenti mercredi avoir l’intention de quitter ses fonctions, contredisant ainsi des informations relayées par plusieurs médias locaux et une source politique anonyme. Ces rumeurs faisaient état d’une possible démission imminente du chef du gouvernement, à la suite de la lourde défaite subie par son parti lors des récentes élections à la Chambre haute.

« Je n’ai jamais fait une telle déclaration… Les faits rapportés dans les médias sont totalement infondés », a déclaré Ishiba devant les journalistes réunis au siège du Parti libéral-démocrate (PLD) à Tokyo. À 68 ans, le Premier ministre entend ainsi couper court à toute spéculation sur une éventuelle sortie précipitée du pouvoir, à peine deux ans après avoir été élu à la tête du gouvernement.

Les spéculations ont enflé depuis que le PLD a enregistré une contre-performance historique lors du scrutin partiel à la Chambre haute du Parlement, un revers électoral interprété comme un désaveu des électeurs vis-à-vis de la politique économique et sécuritaire d’Ishiba. Certains membres influents de son parti auraient en privé suggéré qu’il envisage une démission « pour assumer ses responsabilités politiques ».

Cependant, Ishiba semble déterminé à rester en poste, du moins à court terme. Il a insisté sur sa volonté de « continuer à travailler avec détermination pour répondre aux attentes du peuple japonais », tout en reconnaissant implicitement que des ajustements stratégiques seraient nécessaires au sein de son gouvernement et de son parti.

Le Premier ministre fait face à une conjoncture intérieure délicate : une croissance économique atone, une inflation persistante, et des tensions croissantes avec la Chine dans la région indo-pacifique. Son leadership est également mis à l’épreuve par des divisions internes au sein du PLD, où plusieurs factions contestent sa ligne politique.

Malgré ces difficultés, Ishiba conserve pour l’instant le soutien d’une majorité au sein de la Chambre basse, ce qui lui assure une certaine stabilité institutionnelle. Toutefois, la pression pourrait s’intensifier à l’approche des échéances électorales de 2026, si les tensions internes ne sont pas rapidement apaisées et si les résultats du gouvernement ne s’améliorent pas.

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