Lavrov affirme que les négociations avec l’Ukraine doivent tenir compte des « nouvelles réalités territoriales » @AP
Lavrov affirme que les négociations avec l’Ukraine doivent tenir compte des « nouvelles réalités territoriales » @AP

La Russie s’attend à ce que les discussions avec l’Ukraine se poursuivent, mais insiste sur la nécessité de reconnaître les changements territoriaux survenus depuis le début de la guerre et de mettre en place de nouveaux systèmes de garanties de sécurité. C’est ce qu’a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans des propos publiés mercredi.

Lavrov a souligné que toute perspective de règlement devait tenir compte des « nouvelles réalités », une expression fréquemment employée par Moscou pour désigner les territoires ukrainiens actuellement sous contrôle russe. Le chef de la diplomatie a également insisté sur l’importance de bâtir des mécanismes de sécurité adaptés à la situation, suggérant que les garanties en vigueur auparavant ne seraient plus suffisantes.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a été déclenchée en février 2022 sur ordre du président Vladimir Poutine, après huit années de conflit dans l’est du pays entre séparatistes prorusses et forces ukrainiennes. Trois ans et demi plus tard, l’armée russe contrôle désormais un peu moins d’un cinquième du territoire ukrainien.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de guerre prolongée et de tensions diplomatiques persistantes. Alors que Kiev réclame le rétablissement de son intégrité territoriale et bénéficie d’un soutien militaire et financier occidental, Moscou affirme que tout règlement devra entériner ses gains territoriaux. Les pourparlers, qui n’ont jamais abouti à un cessez-le-feu durable, semblent ainsi confrontés à une impasse.

La position de Lavrov illustre la ligne dure maintenue par le Kremlin, qui refuse toute concession sur les zones occupées. Pour l’Ukraine, accepter ces « réalités » reviendrait à céder une part importante de son territoire souverain. Cette divergence fondamentale continue de bloquer toute avancée vers une résolution du conflit.

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