La Maison Blanche a ordonné aux forces armées américaines de se concentrer presque exclusivement, pour au moins les deux prochains mois, sur l’application d’une « mise en quarantaine » du pétrole vénézuélien, a déclaré à Reuters un responsable américain. Cette orientation confirme que Washington privilégie actuellement la pression économique plutôt qu’une option militaire directe pour accroître la pression sur Caracas.
Selon ce responsable, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat, des options militaires restent sur la table, mais l’administration entend avant tout utiliser les sanctions économiques comme principal levier. L’objectif est de restreindre les exportations pétrolières du Venezuela, considérées comme la principale source de revenus du pays, afin d’obtenir des concessions politiques.
Les modalités concrètes de cette stratégie restent toutefois floues. Les autorités américaines n’ont pas précisé comment l’armée compte se concentrer « presque exclusivement » sur l’interception ou le contrôle des flux de pétrole vénézuélien, ni quels moyens opérationnels seraient mobilisés à cette fin.
Cette approche pourrait réduire, à court terme, la probabilité d’une action militaire directe contre le Venezuela, une hypothèse évoquée à plusieurs reprises par le président Donald Trump. En coulisses, selon Reuters, Trump aurait néanmoins exercé des pressions privées sur le président vénézuélien Nicolás Maduro afin qu’il quitte le pouvoir.
De son côté, le gouvernement vénézuélien rejette fermement la position américaine, affirmant que la véritable menace ne vient pas de Caracas mais de Washington. Les autorités vénézuéliennes dénoncent une politique de sanctions qu’elles jugent illégale et responsable de la dégradation de la situation économique et sociale du pays.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions accrues entre les deux pays, alors que les États-Unis cherchent à intensifier leur stratégie d’isolement économique du Venezuela tout en évitant, pour l’instant, une escalade militaire ouverte.