Khamenei menace de représailles en cas d’attaque américaine : « Le coût serait immense »
Khamenei menace de représailles en cas d’attaque américaine : « Le coût serait immense »

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti jeudi que l’Iran riposterait sévèrement à toute future attaque américaine, notamment en visant les bases militaires des États-Unis au Moyen-Orient. Cette déclaration, formulée lors de sa première allocution télévisée depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Téhéran et Israël, marque un ton résolument ferme de la part du dirigeant iranien.

Âgé de 86 ans, Khamenei a souligné que toute nouvelle agression contre la République islamique aurait un « coût immense » pour ses auteurs. Il a également rappelé que l’Iran avait déjà visé la plus grande base militaire américaine dans la région, située au Qatar, en représailles à la participation des États-Unis aux récentes frappes israéliennes contre le territoire iranien.

Le discours du guide suprême intervient dans un contexte encore très tendu, malgré le cessez-le-feu précaire négocié plus tôt cette semaine pour mettre fin à douze jours d’hostilités entre Israël et l’Iran. Les deux pays, soutenus respectivement par Washington et des puissances régionales comme la Russie, avaient engagé des échanges de frappes d’une intensité inédite, notamment sur des sites militaires et nucléaires sensibles.

Les autorités iraniennes avaient précédemment indiqué que les frappes israélo-américaines avaient causé des pertes humaines et matérielles significatives, avec plus de 600 morts selon un bilan officiel. Téhéran avait alors promis une « réponse mesurée mais déterminée », affirmant défendre son droit à la souveraineté et à la sécurité nationale.

Le message de Khamenei vise sans doute à réaffirmer cette posture de dissuasion alors que des pourparlers fragiles, indirectement soutenus par les États-Unis et certains pays européens, cherchent à stabiliser la région. Aucune mention explicite n’a été faite dans son discours d’un retour à la table des négociations sur le nucléaire, un dossier qui reste au cœur des tensions.

L’ayatollah a conclu son intervention en soulignant que l’Iran ne se laisserait pas intimider et qu’il continuerait de défendre ses intérêts vitaux « face à toute menace étrangère, quelle qu’en soit l’origine ou la puissance ». Ces propos confirment la volonté de la République islamique de conserver une posture offensive en matière de sécurité, tout en affirmant qu’elle n’est pas à l’origine de l’escalade récente.

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