Bolsonaro veut récupérer son passeport pour rencontrer Donald Trump, malgré des accusations de collusion
Bolsonaro veut récupérer son passeport pour rencontrer Donald Trump, malgré des accusations de collusion

BRASILIA – L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a déclaré vendredi qu’il rencontrerait volontiers Donald Trump, président des États-Unis, s’il retrouvait l’accès à son passeport. Dans une interview exclusive accordée à Reuters depuis le siège de son parti à Brasilia, Bolsonaro a affirmé que des obstacles judiciaires l’empêchaient actuellement de se déplacer à l’étranger.

Le passeport de l’ex-chef d’État a été saisi en 2024 sur ordre du juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes, qui supervise plusieurs enquêtes impliquant Bolsonaro. Vendredi, les autorités fédérales brésiliennes ont perquisitionné à nouveau son domicile et les locaux de son parti, dans le cadre d’une investigation sur une possible collusion avec Donald Trump. Bolsonaro aurait tenté d’influencer son procès pour tentative de coup d’État.

Bolsonaro, visiblement irrité, a qualifié le magistrat de « dictateur » et dénoncé une atteinte à ses droits politiques fondamentaux. « Je ne peux pas sortir du pays, je ne peux même pas voir un vieil ami », a-t-il déclaré en faisant référence à Trump, avec qui il entretient depuis longtemps des affinités idéologiques.

L’ancien président brésilien est accusé par les enquêteurs d’avoir coordonné des efforts pour contester les résultats de l’élection présidentielle de 2022, perdue face à Luiz Inácio Lula da Silva. Selon les autorités, il aurait également cherché un soutien étranger, y compris de la part de Trump, pour fragiliser les institutions judiciaires brésiliennes.

Cette nouvelle sortie médiatique intervient alors que les pressions judiciaires s’intensifient autour de Bolsonaro, déjà frappé d’inéligibilité jusqu’en 2030. Malgré ces revers, il continue d’occuper une place centrale dans l’opposition brésilienne, et maintient des liens étroits avec les mouvances conservatrices internationales.

Ni la Maison-Blanche ni Donald Trump n’ont, à ce stade, commenté les propos de Bolsonaro.

Partager