L’Allemagne a annoncé une limitation de ses exportations d’armes à destination d’Israël, une mesure directement motivée par le projet de l’État hébreu d’étendre ses opérations militaires dans la bande de Gaza. Le chancelier Friedrich Merz a précisé dimanche, dans un entretien à la chaîne publique ARD, que cette décision traduisait la volonté de Berlin de privilégier une approche diplomatique plutôt qu’un soutien à une escalade armée.
« Nous ne pouvons pas livrer d’armes dans un conflit qui est désormais mené exclusivement par des moyens militaires », a déclaré le chef du gouvernement allemand. Selon lui, l’Allemagne entend « apporter son aide par la voie diplomatique » et s’y emploie activement.
Cette prise de position intervient alors que le cabinet de sécurité israélien a récemment approuvé, à la majorité, un plan d’extension des opérations dans l’enclave palestinienne, dévastée par des mois de combats contre le Hamas. L’initiative suscite de vives critiques sur la scène internationale, certains alliés d’Israël redoutant une aggravation du conflit et une impasse politique durable.
L’Allemagne, partenaire stratégique de longue date de l’État hébreu, demeure attachée à la sécurité d’Israël, mais insiste sur la nécessité de parvenir à une solution politique au conflit israélo-palestinien. Pour Berlin, toute action militaire doit s’inscrire dans une perspective de négociations et non d’escalade.
Cette décision pourrait affecter la coopération militaire bilatérale, jusque-là marquée par d’importants contrats d’armement, tout en renforçant l’image d’une Allemagne cherchant à peser sur le dossier par des moyens diplomatiques. Elle s’inscrit dans un contexte de pressions croissantes de la communauté internationale pour éviter une nouvelle phase de violences à Gaza.