L’administration Trump a ordonné aux diplomates américains d’intensifier les contrôles sur les candidats aux visas H-1B, en leur demandant d’examiner systématiquement les profils LinkedIn des postulants avant d’approuver toute demande. Selon des sources citées par Reuters, cette directive vise à détecter d’éventuelles incohérences entre les déclarations fournies aux autorités américaines et les informations publiquement disponibles en ligne.
Washington a justifié cette mesure en affirmant que certains demandeurs de visas spécialisés, ainsi que d’autres catégories d’immigration, n’auraient jamais dû « se livrer à de la censure » ou modifier rétroactivement leurs profils pour masquer certaines activités professionnelles. L’objectif officiel est d’identifier d’éventuelles fraudes ou dissimulations d’informations pertinentes pour l’évaluation de leur admissibilité.
Les visas H-1B, qui permettent aux entreprises américaines d’embaucher des travailleurs hautement qualifiés étrangers, sont particulièrement prisés dans le secteur technologique. Ils constituent également un levier essentiel pour des sociétés dont la direction, pour une partie d’entre elles, a soutenu Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche. Cette nouvelle étape de vérification pourrait toutefois allonger les délais de traitement, dans un contexte où les entreprises expriment déjà leur inquiétude face à la rigidité accrue de la politique migratoire.
Cette décision s’inscrit dans la stratégie plus large de la Maison-Blanche visant à resserrer l’immigration hautement qualifiée, malgré l’importance du programme H-1B pour la compétitivité technologique américaine. Les diplomates devront appliquer immédiatement ces nouvelles consignes, tandis que les milieux économiques tenteront d’évaluer l’impact de ce contrôle renforcé sur leurs capacités de recrutement.