LONDRES, 7 août 2025 — Rushanara Ali, ministre adjointe britannique en charge des sans-abri, a présenté sa démission jeudi soir après des accusations l’impliquant dans l’expulsion de locataires d’un de ses biens immobiliers, suivie d’une hausse importante du loyer. Une affaire particulièrement embarrassante pour un gouvernement confronté à une crise du logement persistante.
Dans sa lettre adressée au Premier ministre Keir Starmer, Ali a affirmé avoir respecté « toutes les exigences légales à tout moment », mais a reconnu que son maintien au poste risquait de détourner l’attention du travail du gouvernement. Elle a donc choisi de se retirer, tout en niant tout comportement illégal ou abusif.
Les allégations, largement relayées par les médias britanniques, font état d’une augmentation de loyer de plusieurs centaines de livres sur un bien immobilier après l’expulsion de ses précédents locataires. Bien que les pratiques en question soient techniquement légales, elles ont provoqué l’indignation au sein de l’opinion publique, notamment en raison du portefeuille ministériel qu’occupait Ali.
Cette démission constitue un revers de taille pour le gouvernement travailliste de Keir Starmer, qui peine à contenir l’érosion de sa popularité. Moins de quatorze mois après sa large victoire électorale, le Parti travailliste se retrouve désormais devancé dans les sondages par le parti de droite Reform UK, mené par Nigel Farage.
Rushanara Ali est le quatrième ministre du gouvernement Starmer contraint à la démission sous la pression, après les départs récents de ministres en charge des Transports, de la Lutte contre la corruption et de la Santé. Plusieurs autres membres du gouvernement ont quitté leurs fonctions pour des raisons politiques, alimentant les critiques sur la stabilité et la cohérence de l’équipe au pouvoir.
Cette affaire souligne une fois de plus la sensibilité croissante du public britannique face aux questions de logement et d’éthique des élus, alors que les loyers continuent d’augmenter et que la précarité frappe un nombre croissant de ménages.