Évacuation de la Gaîté Lyrique : fin de trois mois d’occupation par des migrants
Évacuation de la Gaîté Lyrique : fin de trois mois d’occupation par des migrants

Ce mardi 18 mars à l’aube, les forces de l’ordre ont évacué la Gaîté Lyrique, salle de spectacle parisienne occupée depuis décembre par 450 migrants. L’opération, menée sur ordre du préfet de police Laurent Nuñez, fait suite à un arrêté publié lundi, exigeant le départ immédiat des occupants. Dès 6 heures, CRS et gendarmes ont pénétré dans le bâtiment pour en déloger les migrants, tandis que plusieurs militants pro-migrants tentaient de s’interposer en formant un cordon humain autour des lieux.

Face à la résistance des manifestants, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule et permettre l’évacuation. Cette occupation de plus de trois mois avait suscité de vives tensions entre la mairie de Paris et l’État, chacun se rejetant la responsabilité de la prise en charge de ces jeunes migrants. De nombreuses associations dénonçaient des conditions de vie indignes et réclamaient une solution d’hébergement pérenne.

Le préfet de police a assuré que des places en hébergement d’urgence seraient proposées à ceux qui accepteraient d’être pris en charge. Toutefois, la situation administrative de ces migrants reste floue, certains risquant d’être placés en centre de rétention en vue d’une expulsion. L’évacuation de la Gaîté Lyrique s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement de la politique migratoire du gouvernement, avec un contrôle renforcé des étrangers en situation irrégulière.

Cet épisode met fin à l’occupation d’un lieu emblématique, devenu le symbole des carences de l’accueil des migrants en France. Si l’évacuation règle la question de l’occupation du théâtre, elle ne répond pas aux interrogations sur l’avenir de ces jeunes, ni aux critiques des associations qui dénoncent une réponse répressive à une crise humanitaire.

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