Un nourrisson figure parmi les trois personnes tuées dans les frappes menées dans la nuit de samedi à dimanche contre la capitale ukrainienne, ont indiqué les autorités. Dix-huit autres personnes ont été blessées lors de cette nouvelle vague d’attaques russes combinant drones et missiles.
Selon les services d’urgence, plusieurs drones ont touché le centre de Kiev, provoquant un vaste incendie au siège d’une institution gouvernementale. Des immeubles résidentiels voisins ont également été endommagés, forçant des dizaines de familles à évacuer en pleine nuit. Les pompiers ont lutté pendant des heures pour contenir les flammes.
« Les attaques de cette nuit ont une fois de plus visé des zones civiles. Parmi les victimes se trouve un bébé », a déploré l’administration municipale de Kiev, dénonçant des frappes indiscriminées.
La Russie a lancé simultanément des assauts sur d’autres régions ukrainiennes, utilisant des drones Shahed d’origine iranienne et des missiles balistiques. Moscou affirme cibler des infrastructures militaires et énergétiques, mais Kiev accuse le Kremlin de multiplier les frappes terroristes contre des civils.
Depuis plusieurs semaines, la capitale est soumise à une intensification des bombardements, alors que les combats s’intensifient sur plusieurs fronts dans l’est et le sud du pays. Ces attaques ravivent les appels des autorités ukrainiennes à leurs alliés occidentaux pour renforcer la défense aérienne et accélérer les livraisons d’armes.
La guerre, entrée dans sa quatrième année, continue ainsi de frapper durement les populations civiles, particulièrement exposées aux frappes de drones et de missiles qui se poursuivent malgré les tentatives diplomatiques de trouver une issue au conflit.