Le général de division Mikhaïl Goudkov, chef adjoint de la marine russe, a été tué dans la région de Koursk, près de la frontière ukrainienne, selon une déclaration officielle du gouverneur de la région russe de Primorié, Oleg Kozhemyako. Goudkov aurait perdu la vie lors d’une attaque ukrainienne ciblée contre un poste de commandement situé à Korenevo, au nord de l’oblast de Koursk. Il dirigeait alors une brigade de marines de la flotte du Pacifique engagée dans des opérations terrestres contre les forces ukrainiennes.
Les premières informations avaient circulé sur des chaînes militaires russes et ukrainiennes sur Telegram, affirmant que l’attaque avait causé la mort de 11 soldats, dont Goudkov. Il s’agirait de l’un des officiers russes les plus haut gradés tués depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par Moscou en février 2022.
Dans un message publié jeudi, Kozhemyako a salué la mémoire de Goudkov, décrivant un officier exemplaire, régulièrement présent sur le front. « Même en tant que chef adjoint de la Marine, il n’a jamais cessé de se rendre sur les positions de nos marines », a-t-il écrit, soulignant le dévouement et le courage de l’officier. Le gouverneur a présenté ses condoléances aux familles des militaires tués.
Nommé commandant en chef adjoint de la marine par Vladimir Poutine en mars dernier, Goudkov avait été décoré pour ses actions sur le terrain. Il était également accusé par les autorités ukrainiennes de crimes de guerre commis dans le cadre des opérations militaires russes. Ni le ministère russe de la Défense ni l’Ukraine n’ont officiellement commenté la mort du général.
La brigade que Goudkov dirigeait avait été déployée à Koursk, région stratégique fortement militarisée. En août 2024, des éléments ukrainiens y avaient mené une incursion surprise, s’emparant brièvement de certaines zones avant d’être repoussés par les forces russes quelques mois plus tard. L’épisode avait illustré l’extension du théâtre des combats au territoire russe et l’évolution asymétrique du conflit.
Cette perte pour l’état-major russe survient dans un contexte où les frappes ukrainiennes en profondeur se multiplient, visant notamment les infrastructures militaires et les centres de commandement au-delà de la ligne de front, dans l’objectif d’affaiblir la chaîne de commandement russe.