Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mercredi que la Russie avait procédé avec succès au test de la super-torpille à propulsion nucléaire Poseidon, une arme sous-marine redoutée par les experts militaires en raison de son potentiel destructeur inédit.
Selon le Kremlin, l’essai a été mené dans le nord de la Russie, et l’engin a parcouru plusieurs centaines de kilomètres sous la mer avant d’atteindre sa cible avec précision. Décrite comme une torpille autonome de nouvelle génération, la Poseidon peut être équipée d’une ogive nucléaire et serait capable, selon les analystes, de provoquer d’immenses vagues radioactives capables de dévaster des régions côtières entières.
« Le test de mardi a été un grand succès », a déclaré Poutine, soulignant que cet essai démontre la capacité de la Russie à maintenir son statut de grande puissance militaire face à toute menace extérieure. Il a ajouté que cette avancée technologique illustre « la réponse stratégique » de Moscou aux politiques d’endiguement menées par les États-Unis et leurs alliés.
Les analystes occidentaux estiment que la Poseidon représente un changement d’échelle dans la dissuasion nucléaire, puisqu’elle peut opérer sans équipage, à très grande profondeur et sur des distances intercontinentales. L’arme serait conçue pour échapper aux systèmes de défense antimissile classiques.
Ce test intervient dans un contexte de tensions accrues entre Moscou et Washington, alors que le président américain Donald Trump a récemment renforcé les sanctions contre la Russie et annoncé une révision de la posture nucléaire américaine. Pour Poutine, ce nouvel essai vise à rappeler que la Russie « dispose des moyens de répondre à toute agression, quelle qu’en soit l’origine ».
La torpille Poseidon, présentée pour la première fois en 2018, fait partie du programme d’armement stratégique russe visant à moderniser la triade nucléaire du pays. Les experts préviennent toutefois que le développement de telles armes pourrait accroître les risques de course aux armements et rendre plus instable l’équilibre stratégique mondial.